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Loi de finances 2026 et dividendes : le PFU a-t-il été augmenté ?

À l’occasion des débats budgétaires de fin d’année, de nombreuses interrogations ont émergé quant à une éventuelle hausse du prélèvement forfaitaire unique (PFU) applicable aux dividendes à compter de 2026. Une clarification s’impose, tant les notions de Loi de finances et de Loi de financement de la Sécurité sociale sont souvent confondues.


1. Rappel du fonctionnement du PFU

Les dividendes perçus par des personnes physiques fiscalement domiciliées en France sont, par principe, soumis au prélèvement forfaitaire unique, sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.


Le PFU se compose de deux éléments distincts :

  • un prélèvement fiscal au titre de l’impôt sur le revenu,

  • des prélèvements sociaux, affectés au financement de la Sécurité sociale.


Historiquement, ce prélèvement global s’élevait à 30 %, ventilé comme suit :

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu,

  • 17,2 % de prélèvements sociaux.


2. La loi de finances pour 2026 : aucune modification du PFU fiscal

La loi de finances pour 2026, stricto sensu, n’a pas modifié le taux du PFU figurant dans le Code général des impôts.


Le taux d’imposition forfaitaire sur le revenu demeure donc inchangé à 12,8 %.Aucune disposition de la loi de finances n’a relevé ce taux ni remis en cause l’architecture fiscale du PFU.

👉 Sur le plan strictement fiscal, le PFU n’a donc pas été augmenté par la loi de finances pour 2026.


3. La loi de financement de la Sécurité sociale : une hausse des prélèvements sociaux

En revanche, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a prévu une augmentation des prélèvements sociaux, résultant principalement d’une hausse du taux de CSG.


Cette évolution impacte directement l’imposition globale des dividendes, sans modifier la partie fiscale du PFU.


À compter de 2026, la décomposition est la suivante :

  • Impôt sur le revenu (forfaitaire) : 12,8 %

  • Prélèvements sociaux : 18,6 %


➡️ Taux global effectif sur les dividendes : 31,4 %


Il s’agit donc d’une augmentation du coût global de la flat tax, mais par la voie sociale et non fiscale.

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